Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
mercredi, 17 juin Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»France»La France choisit d’abandonner l’IA de Palantir pour une offre domestique
France

La France choisit d’abandonner l’IA de Palantir pour une offre domestique

Antoine MaesPar Antoine Maesmardi, 16 juinAucun commentaire4 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
infrastructure IA souveraine française
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

PARIS, 16 juin (Le Parisien Matin) – La France franchit une étape décisive dans sa quête d’autonomie numérique. Le service de renseignement intérieur, la DGSI, a officiellement annoncé son intention de mettre fin à l’utilisation des outils de traitement de données fournis par l’entreprise américaine Palantir.

Cette transition stratégique vise à remplacer les solutions d’outre-Atlantique par une technologie issue d’un fournisseur national : l’entreprise française ChapsVision.

Cette décision, portée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, s’inscrit dans une volonté claire d’éviter toute dépendance stratégique dans le domaine numérique. Alors que les gouvernements européens expriment des inquiétudes croissantes face à leur dépendance aux technologies contrôlées par les États-Unis, la France cherche à reprendre le contrôle total de ses capacités d’analyse de données. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité vitale pour le pays de s’appuyer sur ses propres modèles d’intelligence artificielle afin d’assurer la sécurité nationale.

« Nous devons utiliser nos propres modèles d’IA ; nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans la sphère numérique », a déclaré Sébastien Lecornu sur les réseaux sociaux.

Les risques de la dépendance étrangère

La motivation principale derrière ce choix réside dans la crainte de voir des partenaires étrangers couper l’accès aux outils essentiels. L’actualité récente a renforcé ce sentiment de vulnérabilité, notamment après la décision de Washington de restreindre l’accès de ressortissants étrangers aux modèles d’intelligence artificielle les plus avancés de la société Anthropic. Pour le gouvernement français, il est impensable de dépendre de la bonne volonté de partenaires capables de fermer le robinet d’accès aux technologies critiques.

Au-delà de cette crainte, des organisations de défense des droits civiques alertent depuis plusieurs années sur les risques liés aux produits de Palantir. Les critiques portent notamment sur les questions de surveillance, d’atteinte aux libertés individuelles et de protection des données sensibles. L’entreprise, cofondée par le milliardaire Peter Thiel, est étroitement liée au gouvernement américain et fournit des logiciels à diverses agences, ce qui alimente les préoccupations européennes sur la souveraineté des informations traitées.

DGSI France souveraineté numérique

Le choix de la solution ChapsVision

Pour pallier ce départ, la France s’est tournée vers ChapsVision. Fondée en 2019, cette entreprise française se positionne désormais comme le socle technologique pour de nombreuses agences publiques ayant des besoins critiques en matière de traitement de données. Bien que le contrat à long terme avec Palantir ait été renouvelé en 2025, rendant le processus de remplacement progressif, les autorités prévoient une transition s’étalant sur plusieurs années.

Le succès de ChapsVision ne se limite pas à l’Hexagone, puisque sa technologie a également été sélectionnée par le BfV, le service de renseignement intérieur allemand. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large à l’échelle européenne : l’armée allemande a déjà annoncé l’arrêt de l’utilisation des produits de Palantir, tandis que le Royaume-Uni réexamine actuellement le contrat de 330 millions de livres sterling liant le service de santé national (NHS) à l’entreprise américaine, sous une forte pression parlementaire.

Investir dans l’IA nationale

En complément de cette rupture technologique, la France déploie des moyens financiers conséquents. Le gouvernement a annoncé un investissement de 655 millions d’euros dédié à l’intelligence artificielle. Ces fonds serviront à soutenir les infrastructures, les capacités de calcul, la recherche et le développement de secteurs industriels stratégiques. Cette enveloppe permettra notamment de mettre en place un chatbot partagé pour l’ensemble des services de l’État, ainsi qu’un outil dédié à l’Assurance maladie.

Le déploiement a d’ailleurs déjà commencé pour une partie des 2,6 millions de fonctionnaires français. Grâce à des modèles conçus par la startup tricolore Mistral AI, ces nouveaux outils numériques visent à simplifier des tâches complexes, telles que l’accélération du traitement des dossiers juridiques ou l’aide à l’obtention de subventions pour les chercheurs. En misant sur des solutions locales, la France entend sécuriser son administration tout en stimulant son propre écosystème technologique.

Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleLa Russie déclare avoir ouvert le feu sur un yacht battant pavillon britannique
Next Article Quel est le rôle de la mission franco-britannique pour rouvrir le détroit d’Ormuz ?

Related Posts

France

La France lance officiellement la création de son nouveau missile nucléaire ASN4G

samedi, 13 juin
France

Un garde du corps est jugé à Lyon pour avoir violé sa compagne via Dominique Pelicot

jeudi, 11 juin
France

La France commande une version multicouche du SAMP/T NG avec missiles ASTER et MICA

mercredi, 10 juin

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.