MOSCOU, 14 juin (Le Parisien Matin) – Le président américain Donald Trump a affirmé ce dimanche au dirigeant russe Vladimir Poutine que la fin des hostilités en Ukraine était une nécessité absolue.
Selon les déclarations de Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin pour la politique étrangère, le chef d’État américain a exprimé sa disponibilité totale pour faciliter une issue à cette crise majeure.
Cet échange de 55 minutes survient dans un contexte diplomatique dense, alors que les efforts de paix étaient restés largement au point mort ces derniers mois. M. Trump a insisté sur sa volonté de travailler de concert avec Kiev et les partenaires européens pour parvenir à une désescalade rapide. Des discussions concrètes pourraient d’ailleurs se tenir lors du sommet du G7 prévu cette semaine en France.
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, chargés des négociations de paix, sont attendus prochainement à Moscou pour relancer le dialogue. En parallèle, les deux chefs d’État ont abordé la situation en Iran, où un accord soutenu par Washington semble désormais proche d’aboutir.
Sur le terrain ukrainien, le climat reste toutefois tendu. Vladimir Poutine a réitéré ses exigences, précisant que toute rencontre en tête-à-tête avec Volodymyr Zelensky nécessiterait un déplacement direct de ce dernier à Moscou. Le dirigeant russe a par ailleurs salué l’action humanitaire de la Première dame Melania Trump concernant le regroupement familial d’enfants déplacés.
« En ce qui concerne le conflit ukrainien, Donald Trump a de nouveau souligné qu’une cessation des hostilités était vitale », a déclaré Iouri Ouchakov aux journalistes.
Au-delà des enjeux géopolitiques, cet appel a revêtu une dimension personnelle, puisque Vladimir Poutine a tenu à féliciter M. Trump à l’occasion de son 80e anniversaire. Le président américain a d’ailleurs noté que son homologue russe fut le premier dirigeant étranger à lui présenter ses vœux.
En coulisses, les diplomates américains exploreraient un concept de zone démilitarisée inspiré du modèle coréen. Ce cadre envisagerait un gel des lignes de front actuelles en échange de garanties de sécurité occidentales robustes pour l’Ukraine, tout en suspendant provisoirement la question de son adhésion à l’OTAN. Le sommet du G7 sera une étape déterminante pour tester la viabilité de ces propositions.


