VEYRIER-DU-LAC, 29 août (Le Parisien Matin) – Un homme de 25 ans a perdu la vie par noyade samedi 29 août après-midi au large de la plage de la Brune. L’alerte a été donnée à 15 h 49 après la disparition du nageur qui n’était pas ressorti de l’eau.

Une intervention massive des secours

Un important dispositif a été déployé par les sapeurs-pompiers. Plongeurs, sauveteurs de surface, drones et chiens de recherche ont été engagés.

Informés de la disparition, les surveillants de baignade ont réalisé plusieurs immersions. Leur action a permis de retrouver la victime.

La source indique :

« La victime se trouvait à une trentaine de mètres de la rive, immergée à une dizaine de mètres de profondeur, en dehors de la zone surveillée ».

Sorti de l’eau en arrêt cardiorespiratoire, le jeune homme a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et le SAMU. Il n’a pu être réanimé.

Plage évacuée et enquête ouverte

La plage de la Brune a été entièrement évacuée par les policiers municipaux et les gendarmes pour sécuriser le périmètre.

Deux proches de la victime, en état de choc, ont été pris en charge par les secours. La source précise :

« Son décès a été déclaré sur place par le médecin du SAMU ».

Les circonstances du drame n’ont pas été établies. Selon le document, « Les circonstances du drame restent indéterminées ». et « Une enquête de gendarmerie a été ouverte ».

Cinquième noyade de l’été

Il s’agit de la cinquième noyade mortelle de l’été dans le lac d’Annecy. Le bilan s’est alourdi depuis juin.

Le 23 juin, deux hommes de 23 ans sont morts le même jour au large de Sevrier et de la plage des Marquisats à Annecy. Le 29 juin, un homme de 51 ans s’est noyé après avoir quitté son pédalo.

Le 23 juillet, un homme de 30 ans a perdu la vie après avoir plongé d’une embarcation au large de Menthon-Saint-Bernard.

Les autorités ont rappelé de privilégier les zones surveillées, encadrées jusqu’au 31 août de 11 h à 19 h. Elles recommandent une entrée progressive dans l’eau pour éviter l’hydrocution et de ne pas s’éloigner des berges où le trafic d’embarcations est dense.

Le lac d’Annecy face à un été à haut risque

Cinq morts en deux mois. Le chiffre, brut, dépasse déjà les bilans des étés précédents sur le lac d’Annecy. Il ne s’agit plus d’accidents isolés mais d’une tendance qui interroge.

Le lac d’Annecy a tout du piège pour nageurs non avertis. Sa réputation de lac de montagne propre et calme attire chaque été une population touristique peu habituée aux lacs alpins.

L’eau en surface peut afficher 22 à 24 degrés fin août, mais à dix mètres de profondeur, elle chute sous les 12 degrés. Ce différentiel brutal est un facteur classique d’hydrocution, que les secours évoquent systématiquement.

Deuxième facteur : la pratique. La plupart des victimes de cet été nageaient hors zone surveillée ou avaient quitté une embarcation.

Pédalo, paddle, bateau : le lac est devenu un espace partagé extrêmement dense. Un nageur isolé à trente mètres du bord est à la fois invisible pour les embarcations et trop loin pour un retour rapide en cas de crampe ou de malaise.

Les dispositifs de surveillance, eux, restent calqués sur un modèle de plage maritime : une zone balisée, des horaires limités de 11 h à 19 h, et une fin de surveillance au 31 août.

Or, la fréquentation du lac s’étale désormais de juin à septembre, de 8 h à 21 h. L’accident de la Brune est survenu à 15 h 49, en plein créneau surveillé, mais hors zone. Cela pose la question de l’extension des périmètres et de la signalétique.

Enfin, la communication préventive de la préfecture rappelle chaque année les mêmes gestes, mais elle peine à toucher les visiteurs d’un jour. Sans bouées de délimitation plus visibles, sans campagnes ciblées sur les loueurs de pédalos et sans rappel de l’obligation d’entrer progressivement dans l’eau, la série noire risque de se répéter.

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