GENÈVE, 21 juillet (Le Parisien Matin) – Les blessures et les décès de civils ont augmenté de plus d’un tiers en Ukraine au cours du premier semestre 2026 sous l’effet des attaques de drones, a annoncé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
1 396 morts et 7 978 blessés recensés
L’organisation a documenté 1 396 décès et 7 978 blessés entre janvier et juin 2026. Cela représente une hausse de 37 % par rapport à la même période l’an dernier et un quasi-doublement par rapport à 2024.
Le mois de juin 2026 a enregistré le bilan mensuel de victimes civiles le plus élevé depuis avril 2022.
418 tués dans les frappes de drones
Les frappes de drones à courte portée ont tué 418 personnes et en ont blessé 2 437 au cours des six premiers mois de l’année. Un an plus tôt, ces engins avaient fait 218 morts et 1 511 blessés sur la même période.
Les victimes liées à ces drones à courte portée ont ainsi progressé de 65 % sur un an. Ces pertes se concentrent principalement autour des zones de Kherson, Zaporijia, Kharkiv et Dnipro.
Deux facteurs majeurs selon l’ONU
La cheffe de la mission de surveillance sur place, Danielle Bell, a expliqué les causes de cette hausse lors d’un point presse depuis Kiev.
« Cette escalade est menée par deux raisons principales : la première est constituée par les missiles balistiques et les drones à longue portée, et la seconde par les drones à courte portée et les bombes planantes dans les zones de première ligne »
A-t-elle déclaré.
Destruction des réseaux de subsistance
Ces frappes détruisent progressivement les infrastructures essentielles aux populations locales. L’usage intensif de drones FPV rend risquées des activités quotidiennes comme le jardinage, la marche ou le vélo dans les zones proches du front.
Des filets anti-drones protègent les voies de circulation près de la ligne de combat, où des patrouilles militaires tentent d’abattre les appareils.
Répliques et cadre international
Au cours de la cinquième année de conflit, l’armée ukrainienne a également mené des vagues d’attaques de drones vers Moscou, provoquant des pertes civiles selon les autorités russes.
Les deux belligérants nient cibler délibérément la population non combattante. L’instance internationale rappelle toutefois que les attaques directes menées contre des civils constituent des crimes de guerre au regard du droit international humanitaire.


