PARIS, 19 juin (Le Parisien Matin) – La France s’apprête à affronter un épisode météorologique historique. Selon les prévisions de Météo-France, la canicule actuelle, comparable aux vagues de chaleur majeures de 2003 et 2019, devrait atteindre son paroxysme ce lundi avec des températures atteignant des niveaux record sur une grande partie du territoire national.
L’agence météorologique a confirmé qu’une vague de chaleur étendue, prolongée et intense frappe le pays. Après une montée significative du mercure dès dimanche, les températures devraient grimper entre 37°C et 42°C ce lundi. Ces chiffres placent cet épisode parmi les plus chauds jamais enregistrés dans l’Hexagone, rivalisant avec les étés dramatiques qui ont marqué les mémoires collectives ces deux dernières décennies.
La situation est d’autant plus préoccupante que les nuits ne permettront pas une baisse suffisante du mercure. Météo-France anticipe des températures nocturnes pouvant atteindre 30°C dans certaines zones. Cette persistance de la chaleur durant la nuit limite la capacité des bâtiments et des organismes à récupérer, augmentant ainsi les risques sanitaires pour les populations les plus vulnérables.
Face à cette montée en puissance du thermomètre, les autorités ont renforcé le dispositif de surveillance.
« Une vague de chaleur étendue, prolongée et intense affecte actuellement la France », a précisé Météo-France dans un communiqué officiel.
Dès vendredi, 59 départements ont été placés en vigilance orange, tandis que le passage en vigilance rouge est pressenti pour plusieurs régions dès dimanche.
Le gouvernement et les collectivités locales multiplient les mesures pour limiter l’impact de ces températures extrêmes. À Paris, le maire Emmanuel Grégoire a ordonné l’ouverture des parcs municipaux 24 heures sur 24 pour offrir des zones de fraîcheur aux citadins. Ce dispositif s’ajoute aux mesures du Plan Canicule, mis en place après 2003, qui impose notamment des salles climatisées dans les maisons de retraite et l’activation d’une ligne téléphonique d’urgence.
Le système énergétique et les transports subissent également des contraintes majeures. La SNCF a été contrainte d’annuler plusieurs lignes ferroviaires pour garantir la sécurité des passagers. Parallèlement, le fournisseur d’énergie EDF a émis des avertissements concernant la production de trois centrales nucléaires. Ces sites, qui utilisent l’eau des rivières pour leur refroidissement, doivent réduire leur activité pour éviter de rejeter des eaux trop chaudes, ce qui menacerait gravement les écosystèmes aquatiques et la survie de la faune piscicole locale.


