samedi, 19 septembre Magazine

New Delhi (Le Parisien Matin) 19 septembre 2026 – la capitale indienne a accueilli le 18e sommet des BRICS sous la présidence de l’Inde. L’organisation intergouvernementale regroupe désormais onze membres à pleins titres, à savoir le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Indonésie, ainsi que plusieurs pays partenaires associés aux travaux du bloc.

Enjeux et Thématiques du Dix-Huitième Sommet de New Delhi

Placée sous le thème de la

« résilience, de l’innovation, de la coopération et de la durabilité »,

cette rencontre au sommet a débouché sur l’adoption d’une déclaration finale. Le document réaffirme les revendications politiques de longue date du groupe, qui plaide pour un poids politique accru des pays du Sud global et pour une réforme profonde des institutions internationales chargées de la régulation économique et politique mondiale.

Les discussions menées par les dirigeants et les représentants des délégations ont permis d’aborder plusieurs dossiers brûlants de l’actualité internationale, allant des tensions régionales au Moyen-Orient aux répercussions économiques des mesures unilatérales sur les marchés émergents.

Positions Exprimées sur les Conflits au Moyen-Orient et en Iran

La situation sécuritaire de l’Iran et l’escalade des tensions dans la région ont figuré en bonne place dans les délibérations des chefs d’État et de gouvernement. Selon les informations rapportées par l’agence de presse Reuters, le texte final adopté à l’issue des réunions exprime une « profonde préoccupation face à la poursuite de l’escalade des tensions ».

Les pays membres ont formulé un appel pressant à la retenue générale afin d’« éviter des actions susceptibles d’aggraver encore la situation » sur le plan militaire et humanitaire. De surcroît, le dossier palestinien a également été examiné avec attention au sein du conclave. La déclaration finale consacre une « forte opposition » au déplacement forcé de la population civile de ses terres d’origine, de même qu’à toute modification démographique ou géographique unilatérale au sein des territoires palestiniens.

Rejet des Sanctions Internationales et Cadre Juridique Multilatéral

La question de l’utilisation des sanctions économiques et politiques comme instruments de coercition a fait l’objet de critiques explicites dans la déclaration finale de New Delhi. Le document qualifie l’imposition de telles mesures de contraire au droit international, estimant qu’elles perturbent gravement les flux commerciaux entre les nations et pèsent lourdement sur la trajectoire des économies en développement.

Les participants ont souligné que cette pratique s’avère incompatible avec les principes fondamentaux ancrés dans la Charte des Nations Unies. Ces observations font écho aux mesures punitives adoptées par les États-Unis à l’encontre de l’Iran au cours des derniers mois, ainsi qu’aux sanctions économiques d’envergure introduites dans le cadre du conflit armé opposant la Russie à l’Ukraine.

Traitement de la Crise en Ukraine dans la Déclaration Finale

En ce qui concerne le conflit armé en Ukraine, la question a reçu une attention plus limitée dans le texte final de la déclaration comparativement aux dossiers régionaux asiatiques et moyen-orientaux. Ainsi que l’a relevé la chaîne Al Jazeera, le document de consensus se limite à appeler à une résolution pacifique du conflit.

Cette issue diplomatique souhaitée par les membres des BRICS doit reposer prioritairement sur « le dialogue, l’engagement et la diplomatie », sans formuler de condamnation unilatérale ni de plan de paix détaillé, reflétant ainsi les positions nuancées et diverses des nations composant le groupe élargi face à ce dossier géopolitique complexe.

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