EVIAN-LES-BAINS, 17 juin (Le Parisien Matin) – Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que « personne » n’avait attaqué intentionnellement une école de filles en Iran en février dernier. Ces déclarations interviennent alors qu’une enquête est en cours concernant la frappe survenue le 28 février à Minab, dans le sud du pays.
Cette frappe, survenue lors de la première journée du conflit, a causé la mort de plus de 175 personnes, incluant des enfants et des enseignants, selon les autorités iraniennes. Une enquête interne préliminaire de l’armée américaine avait initialement suggéré la responsabilité des forces des États-Unis, bien que le Pentagone n’ait pas encore officiellement validé ces conclusions.
Lors d’une conférence de presse en marge du sommet du G7 à EVIAN-LES-BAINS, Donald Trump a justifié la situation en rappelant la nature des conflits armés :
« C’est en cours d’investigation. Des erreurs sont commises pendant la guerre. Personne n’a fait cela exprès. »
Le président américain avait dans un premier temps attribué la responsabilité de cet événement à l’Iran, sans toutefois présenter de preuves. Il a depuis nuancé ses propos, déclarant ne pas posséder suffisamment d’éléments sur l’incident tout en affirmant qu’il accepterait les résultats définitifs de l’enquête menée par le commandement central américain.
Le dossier est qualifié de complexe par les autorités militaires américaines, notamment en raison de la localisation de l’établissement scolaire. Selon les informations rapportées, l’école se trouvait à proximité immédiate d’une base de missiles de croisière exploitée par le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Par ailleurs, des sources proches du dossier ont indiqué que les équipes chargées du ciblage auraient utilisé des données de renseignement obsolètes lors de la planification de l’opération. Cette erreur technique aurait conduit à identifier par erreur le site comme une cible militaire pure, omettant la présence de l’école.
Le Pentagone a depuis élevé le niveau de son enquête face à la gravité des faits. Donald Trump a réitéré sa volonté de se conformer aux conclusions finales du rapport, alors que les tensions internationales restent fortes autour de ce conflit.


