27 juillet (Le Parisien Matin) – L’alerte a été maximale en Arabie saoudite ce lundi. Les défenses antiaériennes du royaume ont intercepté et détruit plusieurs drones chargés d’explosifs qui visaient des installations pétrolières stratégiques en Province orientale et dans la région de Riyad. Selon le ministère de la Défense, l’attaque n’a fait ni victime ni dégât matériel grâce à une neutralisation en vol.
Les appareils hostiles ont été détectés alors qu’ils s’approchaient de l’espace aérien saoudien depuis le nord. Ils ciblaient directement des infrastructures énergétiques critiques, au cœur du dispositif pétrolier national. Les batteries de défense sol-air sont entrées en action et ont abattu les engins avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs.
Le porte-parole militaire saoudien, le général de division Turki al-Maliki, a directement mis en cause des milices opérant depuis le territoire irakien. Pour Riyad, il ne fait aucun doute que ces groupes agissent avec le soutien de Téhéran, dans une stratégie de déstabilisation régionale.
La réaction diplomatique a été immédiate. Le ministère des Affaires étrangères a condamné fermement ce qu’il qualifie d’attaque répréhensible et a réaffirmé le droit légitime du royaume à répondre aux sources de l’agression. Comme l’a souligné le général al-Maliki,
« ces milices terroristes agissent depuis le territoire irakien pour déstabiliser la sécurité énergétique du royaume ».
Dans le même temps, Riyad a formellement appelé le gouvernement irakien à prendre toutes les mesures nécessaires pour que son territoire ne serve plus de base de lancement contre l’Arabie saoudite.
Cette attaque venue du nord intervient dans un contexte déjà tendu au sud. Les forces saoudiennes sont engagées depuis plusieurs jours dans des échanges de tirs avec les rebelles houthis du Yémen, eux aussi soutenus par l’Iran. Le royaume se retrouve ainsi sous pression sur deux fronts distincts, ce qui fait craindre une extension du conflit régional autour de ses infrastructures vitales.


