WASHINGTON, 24 juillet (Le Parisien Matin) – La décision de Bruxelles de sanctionner Google déclenche une crise commerciale majeure. Le président américain Donald Trump a vivement réagi vendredi après l’amende infligée à Alphabet, annonçant l’ouverture immédiate d’une enquête américaine contre l’Union européenne qu’il juge illégale.
La Commission européenne a condamné jeudi Google à 890 millions d’euros, soit environ un milliard de dollars, pour violation des règles antitrust du Digital Markets Act. Deux griefs sont retenus. Le premier porte sur un biais dans la recherche, chiffré à 460 millions d’euros, où Google aurait favorisé ses propres services de voyage, de shopping et de lifestyle au détriment de ses concurrents.
Le second concerne le Play Store pour 430 millions d’euros, accusé d’empêcher les développeurs de rediriger les utilisateurs vers des paiements externes moins chers. Bruxelles donne 60 jours à l’entreprise pour se mettre en conformité sous peine d’astreintes quotidiennes pouvant atteindre 5% de son chiffre d’affaires mondial.
Face à cette sanction, la Maison Blanche dégaine l’article 301 du Trade Act de 1974. Cet outil permet au représentant au Commerce Jamieson Greer d’imposer des droits de douane unilatéraux sans passer par l’OMC. Donald Trump a affirmé que l’Europe paiera le prix fort et que les pénalités seront annulées, dénonçant une pratique de vol visant les entreprises américaines. Il a déclaré:
« Nous lancerons immédiatement une enquête au titre de la section 301 sur la pratique consistant à dépouiller les entreprises américaines. »
Cette escalade intervient alors que l’administration déploie déjà des tarifs de base de 10 à 12,5% contre soixante partenaires commerciaux, tandis que Google dénonce une dégradation de ses produits au détriment des utilisateurs européens.


