MAKHATCHKALA, 14 août (Le Parisien Matin) – Le 8 août 2026, neuf personnes ont pris place dans un ascenseur prévu pour six avant que la cabine ne chute d’environ 15 mètres dans un immeuble résidentiel. Quatre passagers ont été victimes de fractures aux jambes. L’accident fut causé par la surcharge manifeste de l’appareil.

Une chute de quatre étages

L’appareil reliait le quatrième étage au rez-de-chaussée. Une vidéo consultée par le New York Post montra les occupants projetés les uns contre les autres lors de la descente brutale. Plusieurs furent entraînés au sol. La source précisa que,

« Neuf personnes ont pris place dans une cabine limitée à six passagers au maximum ».

Les secours intervinrent rapidement sur les lieux. Les victimes furent extraites de la cage d’ascenseur et prises en charge.

Le ministère régional de la Santé indiqua que quatre hommes souffraient de graves fractures aux jambes. Tous devraient survivre à l’impact. L’administration précisa que les autres occupants furent choqués mais non fracturés.

La source rapporta que « Quatre passagers ont été victimes de fractures aux jambes et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident ».

L’immeuble avait été achevé en 2021. Il n’avait jamais reçu de certificat de mise en service de la part des autorités chargées du logement. Le service du logement du Daghestan s’interrogea sur la légalité et la conformité de l’installation.

Le Comité d’enquête russe ouvrit des poursuites pénales. Nos confrères précisèrent qu’une enquête fut ouverte pour non-respect des exigences de sécurité. L’objectif fut de déterminer les responsabilités du constructeur et de l’exploitant.

Un symptôme du parc immobilier informel

Au-delà de la surcharge, cet accident met en lumière une faille structurelle connue au Daghestan. La chute n’est pas seulement une question de poids, elle est le révélateur d’un immeuble fantôme. Achevé en 2021 et jamais certifié, le bâtiment a continué d’être habité et exploité pendant cinq ans sans contrôle technique indépendant.

Dans ces constructions, l’ascenseur est souvent le maillon faible. Installé par le promoteur pour rendre les étages supérieurs vendables, il est rarement entretenu par une société agréée. Les limiteurs de charge, les parachutes et les freins de secours, obligatoires en Russie, ne sont pas vérifiés si l’immeuble n’existe pas légalement aux yeux du service du logement.

La présence de neuf personnes pour six places autorisées a servi de déclencheur, mais une cabine conforme aurait dû se bloquer et refuser de démarrer. Le fait qu’elle ait démarré puis lâché sur quatre étages suggère une défaillance simultanée du système de pesée et du système de freinage.

L’ouverture d’une enquête pour non-respect des exigences de sécurité vise donc deux niveaux de responsabilité : l’usage immédiat par les occupants et, surtout, la mise sur le marché d’un équipement potentiellement non conforme dans un immeuble hors cadre légal.

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