WASHINGTON, 13 juin (Le Parisien Matin) – Le président américain Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux qu’un accord de paix avec l’Iran devrait être signé ce dimanche 14 juin 2026. Cette initiative viserait à mettre un terme au conflit en cours depuis le 28 février dernier tout en assurant l’ouverture immédiate du détroit d’Hormuz au transport maritime international.
Si cette échéance est présentée comme imminente par la Maison Blanche, la réalité diplomatique demeure plus complexe. Du côté iranien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a tempéré les attentes en indiquant que la signature ne pourrait pas avoir lieu dès demain, pointant du doigt l’instabilité de la partie américaine. Téhéran reconnaît toutefois qu’un rapprochement est proche et pourrait aboutir dans les prochains jours.
Les enjeux diplomatiques et nucléaires
Le cadre proposé prévoit une période initiale de soixante jours de négociations intensives sur le programme nucléaire iranien. En contrepartie, les États-Unis envisagent de lever les sanctions pétrolières et de débloquer certains avoirs iraniens. Le point de friction majeur reste la gestion du stock d’uranium enrichi. Washington souhaite le saisir et le détruire, tandis que l’Iran insiste pour le conserver sous une forme diluée, tout en protégeant ses installations nucléaires par des mesures de sécurité renforcées.
Les désaccords financiers et maritimes
Une autre zone d’ombre concerne les actifs financiers gelés. Alors que des responsables iraniens affirment qu’une somme de 24 milliards de dollars a été promise, le vice-président américain JD Vance a formellement démenti toute libération de fonds préalable, qualifiant l’accord de performance conditionnelle. Par ailleurs, la question du détroit d’Hormuz reste sensible. Le président Trump assure que la voie sera libre, mais l’Iran envisage de mettre en place un système de frais de service pour les navires commerciaux.
Une médiation technologique sous haute tension
Pour pallier l’absence de relations diplomatiques directes, le Pakistan et la Suisse ont mis en place un canal de communication numérique crypté, surnommé le corridor de la « ligne bleue ». Ce système permet aux dirigeants de réviser les termes du protocole d’accord en temps réel. Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, les deux puissances sont plus proches d’une issue diplomatique qu’elles ne l’ont jamais été. Cependant, l’optimisme demeure prudent alors que la situation sécuritaire dans la région reste volatile, marquée par des tensions militaires persistantes et le refus d’Israël de prendre part à cet arrangement.


