ABIDJAN/ACCRA, 1 juillet (Le Parisien Matin) – Des inondations précoces et dévastatrices ont frappé la Côte d’Ivoire et le Ghana, causant la mort de 71 personnes à travers la région. Ce bilan humain s’alourdit alors que les équipes de secours tentent d’atteindre des zones isolées par les eaux.
La Côte d’Ivoire déplore 59 décès depuis le début de la saison des pluies à la mi-mai. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé ce chiffre après un conseil des ministres, soulignant la gravité de la situation.
Les quartiers précaires d’Attécoubé et de Yopougon, situés dans la capitale économique Abidjan, ont été particulièrement touchés par les pluies intenses et les glissements de terrain. Une tragédie spécifique est survenue dans le quartier de Mossikro, où l’effondrement d’une structure a piégé au moins neuf personnes sous les décombres suite aux précipitations du samedi.
Le système météorologique extrême a également gravement impacté le Ghana voisin. Le bilan officiel fait état d’au moins 12 victimes dans le pays. La capitale, Accra, ainsi que la ville portuaire de Tema, ont vu leurs infrastructures paralysées par la montée des eaux, submergeant routes et habitations.
Les services de secours, incluant les pompiers ghanéens, font face à des conditions extrêmes. Le recours à l’armée a été nécessaire pour déployer des engins amphibies, les véhicules d’urgence standards étant bloqués par l’inondation des axes routiers.
Les autorités locales s’inquiètent de l’intensité inhabituelle de ces intempéries précoces. Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien :
« Les autorités craignent que le nombre de victimes ne s’alourdisse à mesure que les opérations de recherche se poursuivent. »
Les prévisions météorologiques laissent présager la poursuite de ces conditions instables. Les agences nationales ont exhorté les populations résidant dans les zones à haut risque à évacuer immédiatement. La vulnérabilité des infrastructures face à ces phénomènes climatiques extrêmes reste un défi majeur pour la région, alors que les équipes de secours continuent d’explorer les zones inaccessibles pour localiser d’éventuels disparus.


