ÉDIMBOURG, 20 juin (Le Parisien Matin) – La police antiterroriste mène actuellement une enquête approfondie suite à une série d’agressions violentes survenues ce vendredi soir.
Ces événements, qui ont semé l’effroi dans la capitale écossaise, ont fait cinq blessés parmi des hommes âgés de 22 à 39 ans.
Le déchaînement de violence s’est étendu sur une période de 40 minutes, débutant aux alentours de 20h50. Un homme âgé de 36 ans, identifié comme étant de type caucasien, a été filmé torse nu, déambulant dans les rues de la ville muni d’une arme blanche imposante.
Les agressions ont débuté à Sighthill, aux abords de la mosquée de Broomhouse, où deux hommes ont été pris à partie après avoir assisté à la prière. La violence s’est ensuite propagée vers Telford Road et Leith Walk, où trois autres victimes, dont un livreur de repas, ont été agressées. Plusieurs commerces locaux ont également subi des actes de vandalisme durant ce parcours.
Face à cette menace imminente, les autorités locales ont réagi rapidement. Des officiers équipés de tasers ont réussi à confronter et à interpeller le suspect aux alentours de 21h30. Lors de son arrestation, l’individu aurait été entendu proférant des propos indiquant qu’il « protégeait le pays ».
Trois des cinq victimes ont dû être transportées au Royal Infirmary d’Édimbourg pour recevoir des soins. Fort heureusement, aucune de leurs blessures n’est jugée mortelle. Pour assurer la sécurité des populations, la police a immédiatement déployé des patrouilles de réassurance autour des lieux de culte et des centres communautaires musulmans de la ville.
La division antiterroriste de la police écossaise dirige désormais l’instruction de cette affaire, classée comme un crime motivé par la haine religieuse. Des groupes communautaires, dont la Scottish Association of Mosques, ont confirmé que plusieurs des blessés sont de confession musulmane.
Les autorités ont mis en place un portail dédié, baptisé « Opération Woodside », afin de recueillir tout témoignage, photographie ou vidéo susceptible d’aider les enquêteurs. L’assistante chef de la police, Catriona Paton, a fermement condamné ces actes :
« Je veux envoyer un message clair de soutien à toutes nos communautés : il n’y a pas de place pour le racisme ou la haine religieuse dans une Écosse qui est à son meilleur quand nous restons unis. »
L’enquête se poursuit pour établir les circonstances précises de ce drame. Le suspect, toujours en garde à vue, devra répondre de ses actes devant la justice.


