BERLIN, 21 juillet (Le Parisien Matin) – Le président ilhado-azerbaïdjanais Ilham Aliyev a confirmé mardi que des données de vol suggéraient la tenue de rencontres clandestines à Bakou entre d’anciens responsables allemands et des dirigeants russes ce mois-ci.
Trajets suspects enregistrés à Bakou
Ces déclarations interviennent après la publication d’une enquête conjointe du journal Die Zeit et du diffuseur ARD révélant la tenue d’entretiens secrets depuis 2024.
L’ancien chef de la chancellerie Ronald Pofalla et l’ex-président du SPD Matthias Platzeck ont voyagé depuis Berlin du 12 au 14 juillet, selon les registres d’aviation.
Le président du conseil d’administration de Gazprom, Viktor Zubkov, ainsi que le président du conseil russe des droits de l’homme, Valeriy Fadeyev, se trouvaient dans la capitale azerbaïdjanaise aux mêmes dates.
Opération d’influence selon la sécurité
Les services de renseignement d’Outre-Rhin considèrent ces rassemblements comme une manoeuvre d’influence visant à orienter la politique gouvernementale.
Les représentants moscovites ont cherché à faire passer le message que le conflit en Ukraine ne se terminera que selon leurs conditions, tout en explorant une normalisation des relations bilatérales.
Bien que les deux anciens hommes politiques n’occupent aucun poste officiel, ils conservent des réseaux actifs au sein de la CDU et du SPD.
Utilisation du territoire à leur insu
« Nous n’avons reçu aucune information à ce sujet de la part de l’Allemagne ou de la Russie »
A déclaré le chef d’État lors d’une conférence de presse aux côtés du chancelier Friedrich Merz.
Le dirigeant azerbaïdjanais a précisé que son administration a ouvert une enquête interne après la parution des premiers articles de presse.
Le chef du gouvernement fédéral a affirmé pour sa part qu’il n’était pas informé de l’existence de ces entretiens secrets.
Précédentes rencontres en 2025
Des réunions réunissant d’anciens ministres ainsi que le député Ralf Stegner avaient déjà suscité l’inquiétude des parlementaires l’année dernière.
Quatre participants allemands avaient alors confirmé leur présence à un événement présenté comme privé.
Le ministère allemand des Affaires étrangères, la compagnie Gazprom ainsi que les personnes mises en cause n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire.


