SENTEIN, 2 septembre (Le Parisien Matin) – Un homme de 74 ans originaire du Tarn a disparu dans les Pyrénées ariégeoises alors qu’il cherchait des champignons avec deux amis.
Les faits se sont produits le mardi 1er septembre en milieu d’après-midi dans le secteur de Sentein, dans le sud-ouest du Couserans, et des recherches actives furent déclenchées le lendemain par le peloton de gendarmerie de haute montagne de l’Ariège.
Une sortie entre amis qui tourne mal
Les trois amis venus du Tarn se sont séparés en montagne au cours de leur cueillette. Le groupe avait stationné son véhicule avant de s’enfoncer dans les sous-bois.
Le scénario fut précisé par le chef du PGHM.
« Un des hommes était resté près de la voiture pendant que les deux autres allaient chercher des champignons ».
Raconta Jean-Marc Galin.
L’un des deux cueilleurs indiqua ensuite qu’il « s’avançait un peu » et qu’il « redescendait doucement » vers le véhicule.
Quand le second arriva à la voiture, son compagnon manquait à l’appel. Le septuagénaire ne disposait plus de contact visuel avec ses compagnons au moment de sa disparition.
Des moyens aériens et internationaux mobilisés
Très vite, d’importants moyens furent engagés par les gendarmes pour retrouver le septuagénaire. L’information fut initialement révélée par La Dépêche du Midi puis confirmée par le PGHM à Actu Occitanie.
Un hélicoptère de la gendarmerie fut déployé dans la zone comprise entre 900 et 1 300 mètres d’altitude.
Les militaires reçurent également le soutien de leurs collègues d’Andorre. Un système aéroporté de localisation de téléphones portables, le LifeSeeker, fut utilisé dans les airs.
Ces premières recherches restèrent sans succès malgré une météo au beau fixe.
Reprise des recherches dans un secteur élargi
Ce mercredi 2 septembre, les opérations reprirent dès la matinée. La zone de recherches s’étendait sur plusieurs hectares de forêt et de sentiers escarpés.
En début d’après-midi, une vingtaine de gendarmes étaient mobilisés au sol, accompagnés d’un maître-chien et d’un drone.
Le secteur, peu accidentogène selon les secours, fut parcouru plusieurs fois.
« On peut faire un malaise, mais souvent on reste sur le sentier ».
Détailla Jean-Marc Galin.
Aucune trace ne fut retrouvée sur le chemin emprunté. Les recherches se poursuivirent dans un périmètre élargi autour de Sentein.
Ce que révèle cette disparition
Cette affaire, en apparence banale, dit beaucoup des accidents de montagne les plus fréquents en Ariège. On est loin de l’alpinisme engagé ou de la randonnée hivernale. On est sur une cueillette d’automne, entre 900 et 1 300 mètres, par beau temps, sur un terrain que le PGHM lui-même qualifie de peu accidentogène.
C’est précisément ce type de configuration qui piège. Les groupes se séparent sans balisage, sans point de rendez-vous horaire, persuadés de se retrouver à la voiture. Pour un randonneur de 74 ans, le moindre malaise, une cheville tordue ou une simple désorientation dans un sous-bois dense suffit à transformer une sortie amicale en opération de secours.
L’engagement du LifeSeeker andorran est un autre enseignement. Le recours à une technologie transfrontalière de détection de téléphones montre que le PGHM a rapidement envisagé l’hypothèse d’une personne immobilisée et injoignable, incapable d’appeler.
L’absence de signal, ou l’absence de téléphone, rend alors le ratissage au sol, avec chien et drone, indispensable mais terriblement lent dans une forêt de pente où chaque mètre carré doit être vérifié.


