WASHINGTON, 27 juillet (Le Parisien Matin) – Depuis Washington, c’est à bord d’Air Force One en route vers le Michigan que Donald Trump a annoncé lundi que les États-Unis mènent actuellement de bonnes discussions avec l’Iran. Le président, qui dit disposer de beaucoup de temps pour gérer ce dossier, a estimé qu’un accord restait envisageable et a déclaré :
« Il y a de bonnes chances que quelque chose se produise ».
Selon les informations disponibles, Trump a ordonné une pause temporaire des frappes majeures visant les centrales et les infrastructures énergétiques iraniennes afin de donner de l’espace à la voie diplomatique.
Cette décision interviendrait après cinq mois de conflit et une campagne aérienne américaine intensive de deux semaines, mise en pause ce week-end. L’état-major aurait lui-même estimé que la campagne de bombardement avait atteint ses limites d’efficacité.
Côté iranien, le ton officiel reste très différent. Les médias d’État minimisent publiquement l’existence d’un dialogue direct et soutiennent que Téhéran ne cherche pas activement à reprendre des pourparlers formels avec Washington.
En coulisses pourtant, des médiateurs régionaux assurent que des avancées discrètes sont en cours et que le canal de communication n’a jamais été totalement rompu.
Le président américain a également indiqué son intention d’interroger Vladimir Poutine au sujet de la fourniture d’imagerie satellite destinée à aider l’Iran, sans préciser comment ces données s’inscriraient dans le cadre des négociations.
Trump a fixé un calendrier très court pour ces échanges, expliquant que les discussions doivent aller vite ou pas du tout, faute de quoi les États-Unis reviendraient immédiatement à une action militaire forte.
Cette fenêtre diplomatique s’ouvre dans un climat de volatilité extrême. Les prix mondiaux du pétrole ont chuté de plus de 5% lundi après l’annonce de la pause des frappes américaines.
Sur le terrain, la situation reste explosive avec la poursuite des échanges de frappes de drones entre les forces houthies soutenues par Téhéran et l’Arabie saoudite, tandis que le détroit d’Ormuz demeure hautement contesté.
À Washington, la pression interne s’accentue aussi en raison de stocks de munitions jugés affaiblis, ce qui rend une issue diplomatique rapide particulièrement souhaitable.


