ABUJA, 27 juillet (Le Parisien Matin) – Dans le village isolé de Naridon, situé dans la zone de Kauru de l’État de Kaduna au nord-ouest du Nigeria, au moins trente personnes ont été tuées dans une attaque armée survenue dans la nuit de dimanche à lundi. Selon les témoignages de deux habitants, des hommes armés ont encerclé la localité peu avant minuit avant de tirer à l’aveugle et d’incendier des maisons et des commerces.
Les assaillants sont arrivés en nombre important, selon les récits recueillis sur place. Ils ont ouvert le feu sans distinction, provoquant un mouvement de panique parmi les résidents endormis. Plusieurs habitations ont été réduites en cendres, ainsi que des boutiques essentielles à la vie quotidienne du village. Les forces de sécurité ne seraient intervenues que plusieurs heures après les faits, tôt lundi matin, constatant l’ampleur des destructions.
Le bilan humain est particulièrement lourd. Au moins trente morts ont été recensés, dont huit enfants, et quatre blessés graves ont été pris en charge. Les corps de plusieurs victimes ont été transférés à la morgue locale. Le secrétaire du chef du village, Dogon Rana, a confirmé l’attaque et son caractère brutal. Selon le leader de la jeunesse Ishaya Dawa,
« Les victimes sont des femmes, des enfants et des personnes âgées ».
Aucun groupe n’a revendiqué ce raid meurtrier à ce stade. Le porte-parole de la police de l’État de Kaduna, Mansur Hassan, a indiqué que des précisions officielles seraient communiquées prochainement. Cette tragédie s’inscrit dans un contexte de violences récurrentes qui frappent le nord-ouest et le centre-nord du Nigeria, où des bandes criminelles lourdement armées multiplient les enlèvements de masse et les pillages de villages.
Parallèlement, le nord-est du pays reste confronté à l’insurrection djihadiste de Boko Haram et de sa branche dissidente ISWAP, aggravant la crise sécuritaire nationale.


