MOSCOU, 26 juillet (Le Parisien Matin) – Le Kremlin a choisi la prudence ce dimanche face aux informations évoquant des discussions entre Washington et Kiev sur un possible cessez-le-feu aérien. Le porte-parole Dmitri Peskov a estimé qu’il était prématuré de réagir à ces rumeurs relayées par la presse internationale.
Selon une source ukrainienne citée par Reuters, des responsables américains et ukrainiens auraient échangé sur une idée visant à suspendre les frappes aériennes pour la présenter ensuite à la Russie. L’objectif serait de relancer un processus de paix à l’arrêt depuis plusieurs mois, alors que la guerre déclenchée par l’invasion russe de 2022 se poursuit sans perspective claire de sortie.
Kiev affirme avoir déjà soumis par le passé des propositions similaires au président Vladimir Poutine, restées sans suite. Certains responsables estiment toutefois que les frappes répétées de drones et de missiles ukrainiens sur l’économie russe pourraient faire évoluer la position du Kremlin.
Interrogé par l’agence Interfax, Dmitri Peskov a souligné que la Russie ignorait l’origine et la fiabilité de ces informations.
« Nous ne savons pas à quel point ces informations sont crédibles, ce ne sont que des articles de presse, il est donc prématuré de les commenter à ce stade »
A-t-il indiqué.
Il a précisé que toute nouvelle initiative serait jugée à l’aune des intérêts stratégiques de Moscou. Le Kremlin dit avoir entendu parler de possibles nouvelles formules diplomatiques mais attend d’en connaître le contenu exact avant de se prononcer. La suite dépendra de leur compatibilité avec les lignes rouges russes.
Malgré ce scepticisme, Moscou assure maintenir des canaux de dialogue avec les négociateurs américains. Les autorités russes espèrent la venue à Moscou des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner lorsque leurs agendas le permettront.
Les efforts américains pour sceller un accord de paix piétinent depuis plusieurs mois, en partie éclipsés par la guerre en Iran. Dans ce contexte, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est entretenu cette semaine avec Witkoff et Kushner pour préparer une relance des discussions. Il doit rencontrer le président américain Donald Trump à Washington mardi, une entrevue jugée décisive pour arrêter une proposition commune à soumettre au Kremlin.


